Les Nymphoplasties

Les Nymphoplasties de réduction

Les nymphoplasties de réduction sont des interventions chirurgicales qui permettent de réduire le volume des petites lèvres vulvaires lorsqu’elles sont jugées de taille trop importantes.
Cette hypertrophie peut être responsable d’une gêne invalidante pour les patientes concernées, que cette gêne soit fonctionnelle durant les activités sportives (vélo, équitation…) ou lors des rapports sexuels (avec des douleurs possibles), ou esthétique lors de l’habillage ou dans la vie intime, avec un « vécu » parfois assez douloureux.

Intervention Chirurgicale des Petites levres

Dans certains cas, en fonction de l’importance de l’hypertrophie et de la gêne fonctionnelle, cette intervention peut bénéficier d’une prise en charge au moins partielle par les organismes d’Assurance-Maladie (Sécurité Sociale, Mutuelles, Assurances Privées).
Depuis une vingtaine d’années, différentes techniques de réduction des petites lèvres sont apparues. La technique utilisée par le Docteur Poupon correspond à une résection (le fait d’enlever) en secteur adaptée à la zone la plus importante, avec réalisation d’une plastie des tissus conservés en vue de restituer une morphologie normale de la petite lèvre, tout en masquant au mieux les sutures et futures cicatrices.

Déroulement de l’intervention, type d’anesthésie, localisation précise des futures cicatrices

Tout ceci vous sera expliqué lors de la consultation avec le Dr Poupon, avec des informations personnalisées et adaptées à votre cas, de nombreux critères intervenant dans la décision opératoire et le choix de la technique.

L’anesthésie est la plus souvent locale assistée avec un anesthésiste (diaz-analgésie), éventuellement sous anesthésie générale. Ces modalités vous seront alors précisées lors de la consultation de pré-anesthésie.

Des examens pré-opératoires sont habituellement nécessaires en cas d’anesthésie autre que locale : certains systématiques (prise de sang), d’autres fonction de vos antécédents (radiographie pulmonaire, électrocardiogramme…).

Les principes de l’intervention de la Nymphoplastie

L’entrée à la Clinique se fait généralement le jour même de l’intervention. Celle-ci peut être pratiquée en ”ambulatoire” (sortie le jour même), mais une hospitalisation d’une nuit semble préférable en vue d’un meilleur confort, tant pour les premiers soins locaux, que pour la gestion des douleurs.

La nymphoplastie de réduction peut durer de trente à quarante cinq minutes. Un pansement simple est mis en place à la fin de l’intervention, les soins locaux consistant ensuite en de simples soins de type d’hygiène intime. Le lever est réalisé dès que possible.

La sortie se fait généralement le lendemain de l’intervention, après la visite du Docteur Poupon pour s’assurer de l’absence de complications, avec une prescription de comprimés pour la douleur, et de soins d’hygiène intime à réaliser par vous-même (les douches étant possibles).
Une convalescence de 7 jours peut être nécessaire, de même qu’un arrêt des activités sportives pendant un mois.

Les suites opératoires.

Ce type de chirurgie est généralement peu douloureux. Les fils sont résorbables et disparaissent spontanément 10 à 15 jours après l’intervention.
Les ecchymoses s’estomperont dans un délai de une à deux semaines.
Le résultat est appréciable rapidement et le résultat définitif ne pourra pas être apprécié avant la fin de l’évolution des cicatrices et la complète résorption des œdèmes, soit 6 à 9 mois post-opératoire.
Le Docteur Poupon vous reverra régulièrement en consultation dans les suites pour s’assurer de la bonne évolution.

Incidents et complications

A la suite d’une chirurgie, quelle qu’elle soit, il peut survenir certaines complications, les unes inhérentes à l’acte médical et/ou anesthésique, les autres spécifiques à la nymphoplastie.
Les bonnes pratiques limitent les risques graves mais ne les suppriment pas. Certains risques, heureusement exceptionnels, peuvent être imprévisibles et mettre en jeu le pronostic vital ou fonctionnel (embolie, paralysie, septicémie …).

L’anesthésie comporte ses propres complications qui vous seront expliquées lors de l’entretien avec le médecin anesthésiste.Même si les suites opératoires sont le plus souvent simples, les complications éventuelles liées à la nymphoplastie de réduction sont à connaître.

En ce qui concerne les cicatrices en général, elles s’estomperont peu à peu et seront au final peu visibles, mais ne disparaîtront pas. Leur aspect définitif est en outre fonction du terrain cicatriciel propre à chaque patiente.
Un des risques classiquement décrit pour cette intervention est la survenue d’une désunion plus ou moins complète des sutures. Dans ce cas, une ré-intervention secondaire est possible, après cicatrisation complète de la désunion.
Les problèmes de cicatrisation sont le plus souvent sans gravité. Elle nécessite rarement un traitement antibiotique mais plutôt des pansements qui seront effectués avec une plus grande fréquence.

Le saignement post opératoire est quasi systématique et entraîne des ecchymoses (bleus) sur la peau qui peuvent durer une à deux semaines. Il peut provoquer un hématome qui se traduit par un gonflement et une tension douloureuse. S’il est très important, une réintervention peut être nécessaire pour évacuer l’hématome et arrêter le saignement.

Des troubles de la sensibilité de la région opérée sont possibles, à type d’insensibilité ou d’hypersensibilité. Ils peuvent être associés à des douleurs à la pression de la région cicatricielle.
Ces symptômes sont le plus souvent transitoires, la sensibilité redevenant progressivement normale avec l’évolution cicatricielle.