Réduction Mammaire

L’intervention de réduction mammaire est liée à l’hypertrophie mammaire qui désigne des seins de volume et de poids trop important par rapport à la morphologie de la patiente. En règle générale, elle est associée à une ptose mammaire (affaissement des seins), et parfois à un certain degré d’asymétrie. La réduction mammaire La réduction mammaire vise également à diminuer les douleurs (au dos, aux épaules, au cou).
Chirurgie esthétique en Haute Savoie : Réduction Mammaire
Outre son aspect inesthétique, cet état peut être responsable de douleurs (au niveau du cou, des épaules et du dos) et d’une gêne pour la patiente dans ses activités quotidiennes, ou pour la pratique d’un sport. Il existe aussi fréquemment un retentissement psychologique notable, notamment chez la femme jeune.
Réduction et Hypertrophie Mammaire
Ces troubles justifient la prise en charge par l’Assurance-Maladie lorsque la résection (les tissus mammaires que l’on retire) porte sur plus de 300 grammes par sein, pouvant ainsi faire relever le geste d’une prise en charge partielle ou totale par les organismes d’Assurance-Maladie (Sécurité Sociale, Mutuelles, Assurances Privées).
Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la fiche d’information de la SOFCPRE sur la Réduction mammaire. Téléchargez la fiche PDF : REDUCTION MAMMAIRE (PDF)
La réduction mammaire : principes de l’intervention
Une diminution mammaire permet d’améliorer les troubles fonctionnels reliés à un sein trop gros et trop lourd.
La chirurgie de réduction des seins permet de diminuer leur taille et leur volume tout en corrigeant la ptose et l’éventuelle asymétrie, le but étant d’obtenir deux seins en harmonie avec la morphologie de la patiente.
L’intervention réalise l’ablation du tissu glandulaire en excès. On conserve un volume en harmonie avec la silhouette de la patiente et conforme à ses désirs. Ce volume glandulaire résiduel est ascensionné, concentré et remodelé. Il faut ensuite adapter l’enveloppe cutanée, ce qui impose de retirer la peau en excès afin d’assurer une bonne tenue et un bon galbe aux nouveaux seins. Cette résection cutanée entraîne des cicatrices.
Plusieurs techniques peuvent être utilisées pour réduire les seins : le plus souvent, la cicatrice a la forme d’un « T » renversé, avec trois composantes : péri-aréolaire (autour de l’aréole), verticale (entre le pôle inférieur de l’aréole et le sillon sou-mammaire), et horizontale (dissimulée dans le sillon sous-mammaire). Dans d’autres cas, notamment lorsque l’hypertrophie et la ptose sont plus modérées, on peut utiliser une technique « verticale » permettant de limiter la cicatrice à une forme en « L » ou en « I ». Rarement, il sera possible de ne faire qu’une cicatrice péri-aréolaire, celles-ci s’élargissant et étant souvent inesthétiques dans les réductions mammaires.
Une plastie mammaire pour hypertrophie peut être effectuée à partir de la fin de la croissance et au-delà, pendant toute la durée de la vie. Une grossesse ultérieure est bien évidemment possible, ainsi qu’un allaitement, mais on conseille d’attendre au moins six mois après l’intervention. Le risque de survenue d’un cancer n’est pas augmenté par cette intervention.
Déroulement de l’intervention, type d’anesthésie, localisation précise des futures cicatrices
Tout ceci vous sera expliqué lors de la consultation avec le Dr Poupon, avec des informations personnalisées et adaptées à votre cas, de nombreux critères intervenant dans la décision opératoire et le choix de la technique.
L’anesthésie générale est la règle, dont les modalités vous seront précisées lors de la consultation de pré-anesthésie.
Des examens pré-opératoires sont habituellement nécessaires : certains systématiques (prise de sang, mammographie et /ou echographie), d’autres fonction de vos antécédents (radiographie pulmonaire, électrocardiogramme).
L’intervention de réduction mammaire
L’entrée à la Clinique se fait la veille ou le jour même de l’intervention. Des dessins pré-opératoires et des mesures serviront de repères pendant l’opération. Ceux-ci sont réalisés tranquillement par le Dr Poupon dans l’intimité de votre chambre avant l’intervention, et ne vous retrouve pas au dernier moment au bloc opératoire.
L’intervention est réalisée sous anesthésie générale, au cours de laquelle vous portez des bas de contention afin de limiter les problèmes liés à la stase veineuse. En fonction de la technique utilisée et de l’importance de l’hypertrophie, l’intervention peut durer de 1 h 30 minutes à 3 h 00.
Les produits de résection mammaires sont systématiquement envoyés en analyse anatomo-pathologique. L’essentiel des sutures est réalisée avec des fils résorbables, afin de ne pas laisser de traces. En fin d’intervention, un pansement semi-compressif est confectionné. Après l’intervention, des calmants vous seront administrés pour limiter les douleurs. Le lever est réalisé dès que possible. La durée d’hospitalisation est habituellement de deux à quatre jours, la sortie étant possible après l’ablation des drains, avec des soins infirmiers, un arrêt de travail d’une durée habituelle de 3 semaines (en cas de résection supérieure à 300 gr par sein), et le port d’un soutien gorge de maintien (sans armatures) à conserver durant un mois.
Les suites opératoires
Elles sont simples dans la plupart des cas. La gêne est modérée et les activités normales peuvent être reprises au bout de quelques jours. Les activités physiques et sportives sont quant à elles généralement possible au bout d’un mois. Seul le port d’un soutien gorge est conseillé pendant au moins un mois.
Le Dr Poupon utilise dans la grande majorité des cas des fils résorbables, il n’y a donc que peu ou pas de point à retirer.
Les seins restent gonflés pendant quelques jours à quelques semaines, et ne prennent leur forme définitive qu’après environ six mois.
Bien évidemment, le Dr Poupon vous reverra régulièrement en consultation dans les suites afin de s’assurer de la bonne cicatrisation et évolution.
Un contrôle mammographique devra être réalisé à distance de l’intervention (soit au moins 18 mois après), afin de servir d’image de référence dans le cadre de la surveillance ultérieure (dépistage du cancer du sein).
Incidents et complications
Ils sont rares. Un hématome, ralentissant l’évolution peut survenir. La sensibilité des aréoles peut être diminuée, le plus souvent de manière temporaire.
Certains retards de cicatrisation peuvent prolonger le port d’un pansement, notamment en cas de nécroses cutanées, très rares, et souvent liées au tabagisme.
Les cicatrices devront être particulièrement surveillées et des conseils bien spécifiques seront donnés afin d’en améliorer l’aspect. Visibles au début et surtout vers le troisième mois, elles s’atténueront progressivement au bout de un à deux ans.
Important : Un sein opéré d’une réduction mammaire reste sensible aux variations tant de poids, que hormonales. Les grossesses sont, bien entendu, possibles, mais un délai d’au moins six mois est conseillé. Enfin, cette intervention ne comporte pas de risque particulier, notamment en ce qui concerne les cancers du sein.
Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la fiche d’information de la SOFCPRE sur la Réduction mammaire. Téléchargez la fiche PDF : REDUCTION MAMMAIRE (PDF)